Comment t’es venu l’envie de devenir éditeur designer ?
Quel est ton parcours ?
Par hasard, c’est le métier qui m’a choisi ! Je n’ai même pas fait d’école d’art graphique ou de beaux arts. Après des études ratées en informatique, il y a 15 ans, comme je me débrouillais bien avec un ordinateur et après avoir remporté un concours, j’ai trouvé un petit boulot à La Rochelle pour maquetter les écrans publicitaires projetés dans les salles de cinéma. Voilà, c’est comme ça que tout a débuté, je ne dessinais même pas à l’époque ! Par contre j’écrivais beaucoup (un livre jamais publié) et j’avais une bonne formation de pianiste jazz. J’ai ensuite travaillé pour le multimédia (cédéroms Atlas par ex.) puis débarqué en Bretagne pour rejoindre une agence de communication… et ensuite une deuxième. J’ai beaucoup appris à cette époque, découvert l’univers des imprimeurs, pratiqué la photo (j’ai même un labo photo argentique chez moi), dessiné puis exposé mes peintures. J’ai aussi toujours aimé les ateliers, le papier, la gravure, la lithographie, les livres et plein de vieux trucs que je collectionne. Il faut dire que je viens aussi d’Angoulême en Charente, la ville de la bande dessinée et mes parents habitent tout près du Moulin du Verger où l’on fabrique encore du papier ! C’est sûr, j’avais envie de créer, mais je n’étais satisfait ni par ma peinture ou mes photos ni par mon travail de graphiste en agence.
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